Transcorporum anatomiae exibition at whitesp-ce g llery Bangkok

Transcorporum anatomiae exibition at whitesp-ce g-llery Bangkok
Opening On 21th October 2010
Mon dernier travail « Transcorporum anatomiae » est né de la rencontre avec un jeune transsexuel qui me demandera de photographier tous les mois les changements de son corps.
De rencontre en rencontre, je me suis posé la question du genre, la question du corps et la question de l'identité.
Tissant des liens d'intimité forts avec mes modèles, mon regard aussi se transforme et la photographie, simple portrait montrant des corps, se métamorphose elle aussi.
Hybride du numérique et de la peinture « Transcorporum anatomiae » est une série de portraits construits comme des songes. L'illusion crée à travers des différentes couches de symboles et de non dits murmurés par les anciennes références. Imagerie religieuse et médicale déconstruite et remixée en un panthéon plus complexe de saints et divinités. Anatomie de l'être ange dont la surréalité est traduite en portrait à la manière des papyrus, sous la forme d'une énigme onirique morcelée d'organes, textes, animaux totem, squelettes et vanités.
D'où venons nous ? À quoi sommes nous rattachés ?
Amaury Grisel cherche à brouiller les pistes d'un caryotype commun à tous les humains tout en proposant de nouvelles branches de ramification.
Son travail n'est pas sans rappeler cette citation de Beaudelaire, Les Fleurs du Mal (1857), Correspondances "La Nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles; l'homme y passe à travers des forêts de symboles qui l'observent avec des regards familiers".
La coquille Saint Jacques détient une perle que certains convoiterons toute leur vie, le lion est réputé pour être le roi de tous les animaux et reste l'un des prédateurs les plus redoutés des autres espèces animales, le sphinx à tête de mort continue à fasciner certains serial killers...
Les Hommes continuent à communier et à se rencontrer dans ce brouhaha "monstrueux" qui nous ramènent au point central de la genèse : comment nous sommes nous épanouis dans ce monde chaotique ?
Dans ses œuvres, on repère des références à la peinture classique et académique empreintes des maîtres italiens : Michelangelo, Boticelli...
Amaury Grisel porte un regard sur la créations de ses modèles : à quoi sont ils rattachés ? D'où viennent-ils ? Et si un nouveau monde venait de se créer ? Si les acteurs de ce nouveau monde n'étaient pas juste simplement fantasmagoriques ?
Il brouille les pistes : est ce que ceux sont des photographies ou est ce que ceux sont des peintures ? Peut-on mélanger les 2 et faire croire qu'ils ne font plus qu'un ?
Il s'en amuse et crée de nouveaux tableaux d'Ecoles.
C'est inquiétant...ses modèles existent vraiment puisque la photo semblent prouver leur existence mais comment alors croire que ceux sont eux qui sont à l'origine du monde ?
Devoir de mémoire. La gravure vient alors se confondre au dessin.
Mélange de styles, mélange des genres : féminin/ masculin, historique/contemporrain, photo/peinture, religion/dogmes, fantasme/réalité.
Et si nous étions devant un nouveau chemin de croix ? Que toute la représentation avait été faussée par la binarité ?
Ce travail est une nouvelle proposition de la genèse incluant la biologie, la science prouvant aujourd'hui qu'on peut traverser "une forêt de symboles" et que l'on peut être sujet d'étude.
L'Humain évolue, il n'a jamais été autant en transition, son langage plastique est à revoir/pourvoir.
Il est temps de revoir notre perception...
à Amaury Grisel
texte écrit par Hélene Machin en août 2010
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Abonnement Publier les commentaires [Atom]
<< Accueil